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A chaque dimanche sa couleur

Dernière mise à jour : 9 déc. 2019

Homélie du dimanche 8 décembre 2019 (Is 11, 1-10 ; Mt 3, 1-12)



Pendant le temps de l’Avent, le père François et moi portons une chasuble violette. Parce que le violet, c’est la couleur de la préparation. En l'occurrence, nous nous préparons à célébrer la venue de Jésus au milieu de nous. Mais à y regarder de près, nous pourrions presque changer de couleur chaque dimanche de l’Avent.


Le premier dimanche de l’Avent, c’est le dimanche qui nous invite à l’espérance et à la vigilance. Voici que le Seigneur vient, mais il peut débarquer à n’importe quel moment ! Soyons donc vigilants dans la prière et le service afin qu’il nous trouve prêts quand il viendra. Ce premier dimanche de l’Avent, nous aurions pu le célébrer en vert, couleur de l’espérance.


Le deuxième dimanche de l’Avent, c’est le dimanche qui nous invite à la conversion. Le langage de Jean est celui de l’effort. Il s’agit de demander pardon pour nos fautes, de changer nos vieilles habitudes, de reprendre activement le chemin qui mène à Dieu.

Ce deuxième dimanche de l’Avent, il est bon que nous le célébrions en violet, couleur de la conversion.


Le troisième dimanche de l’Avent, c’est le dimanche de la joie. Gaudete ! L’évangile est léger et radieux, parce qu’à peine commencée, notre conversion porte déjà de beaux fruits : “les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent !”

Ce troisième dimanche de l’Avent, nous le célébrons en rose, couleur de la joie.


Le quatrième dimanche de l’Avent, c’est le dimanche de l’Esprit-Saint. Cet Esprit qui recouvre Marie, dans l’imminence de la naissance de Jésus. Cet Esprit qui vient aussi nous visiter pour nous réchauffer le coeur et nous faire comprendre que Jésus, aujourd’hui encore, est là, avec nous, au dedans de nous.

Ce quatrième dimanche de l’Avent, nous pourrions le célébrer en rouge, couleur de l’Esprit de Jésus.


A Noël, ce sera le blanc de l’innocence, celui de la pureté, de la fragilité, aussi. Voici que le Très-Haut s’est fait le Très-Bas. La toute puissance de Dieu est portée par une femme dans un linge blanc. A la fin de l’histoire, ce sera encore un linge blanc qui recouvrira le corps meurtri de Jésus, au tombeau.

La couleur de la Nativité, celle de la Résurrection, la couleur de Dieu fait homme, c’est le blanc.


La semaine dernière, nous sommes devenus des veilleurs. Chacun avec notre livre de prière, nous espérons la venue de Jésus, nous prions le Père à cette intention et, en attendant le retour en gloire de Jésus, nous veillons sur nos frères, à commencer par les plus petits.


Cette semaine, Dieu ranime notre espérance avec la belle prophétie d’Isaïe : Jésus vient, lui “qui ne jugera pas sur l’apparence, qui ne se prononcera pas sur des rumeurs, qui jugera les petits avec justice… Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, un petit garçon les conduira…”


Mais si Dieu ranime notre espérance, c’est pour nous donner la part de zèle qui nous manque encore. “Convertissez-vous !” Faites effort dit Saint Jean-Baptiste. N’attendez pas que cela vienne tout cuit. “Préparez, aplanissez, nettoyez !” La conversion de l’Avent, c’est maintenant. C’est ce dimanche, c’est cette semaine.


Que chacun prenne donc le temps, aujourd’hui, de mesurer la part d’effort qui lui revient pour revenir à la source.


Seigneur tout-puissant et miséricordieux, ne laisse pas le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de ton Fils. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.


Amen.


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